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Relations Internationales : les mérites du parler vrai

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En arrivant à Londres, je découvre l’univers très prisé du commerce international dans le berceau du libéralisme. Depuis cette époque, mes nombreux voyages m’ont forgé la conviction que la sincérité est la première vertu nécessaire à un échange réussi. Pour justifier cette opinion et mieux partager mes impressions, j’ai décidé de lever le voile sur mes expériences des négociations politiques dans le troisième chapitre de mon autobiographie, Plot for Peace

Les sombres prévisions et les montées de l’islamisme en Afrique

Après un rapide séjour à Londres, où je prends goût à tout ce qui est utterly british, je rentre en France en 1965. Avec un tel background, c’est tout naturellement que je deviens négociant en matières premières pour Michel Goldschmidt…

En 1966, je découvre finalement l’Afrique avec une première mission qui me mène du Congo à la Centrafrique. Dans cet univers où priment le développement décentralisé et les mallettes-cadeaux, je trace mon sillon sans céder aux nombreuses sollicitations. Finalement, j’y rencontre Denis Sassou N’Guesso et Jean-Bedel Bokassa, avant d’être présenté à Mouammar Kadhafi.

Le dirigeant libyen est à l’époque jeune révolutionnaire et sera finalement massacré en octobre 2011 par les opposants islamistes, sans autre forme de procès que les rafales de mitraillettes. Pourtant, avec l’émergence du droit international, on remarque que « les baptêmes de sang ont rarement donnés naissance à de meilleurs régimes »…

Que fait l’Europe pendant que la Chine s’éveille ?

Il faudra ensuite attendre 1969 avant que je ne réalise mon « plus beau voyage dans un pays interdit » : la République Populaire de Chine. Grâce d’abord à mes lectures du Petit Livre rouge et surtout aux nombreuses transmissions à Paris par Télex, puis par Internet, je continue mes activités depuis 40 ans dans l’Empire du milieu.

La Chine devient incontournable aujourd’hui; elle est également très présente en Afrique, où j’assiste incrédule à une nouvelle forme de colonisation « à fleur d’étale ». Les Chinois s’installent dans l’arrière-pays et rivalisent avec les populations autochtones, même dans les activités de l’économie informelle.

Parallèlement, selon le cabinet KPMG, l’investissement chinois vers l’Europe a augmenté de 200% en 2014. Avec cette nouvelle donne, « trois fois hélas, la France n’a rien à proposer à l’Afrique pour éviter cette montée en puissance »…

Afrique du Sud : la critique des sanctions contre le régime d’apartheid

A la suite du premier choc pétrolier, je passe des céréales aux hydrocarbures. Pour développer mon commerce, je m’associe alors avec Hank Viëtor, le fondateur du marché libre de Rotterdam, plus couramment appelé « spot ».

C’est donc en tant que spécialiste de l’énergie que j’arrive en Afrique du Sud au début des années 80. Dans ce pays semblable à l’Algérie de mon enfance, dans ce « Jurassic Park de la gouvernance », le leader emprisonné Nelson Mandela prône un message de concorde…

De nombreuses critiques me seront néanmoins adressées, tout comme aux ayatollahs iraniens qui fourniront du carburant au régime de l’apartheid jusqu’à sa chute. Cependant, ma décision de négocier avec Pik Botha avait été prise lors de ma rencontre avec Yasser Arafat. Le chef de l’Organisation pour la Libération de la Palestine m’avait effectivement confié : « Isoler un pays, c’est l’enfermer dans une voie sans issue. Il ne faudrait pas répéter la même erreur en Afrique du Sud » !

Ainsi, le massacre de l’Afrique australe a-t-il pu être évité…

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