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Plot for peace, la mémoire s’apprend à l’Ecole Centrale

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Le 24 février dernier, l’Ecole Centrale de Paris m’a demandé de venir présenter le film, Plot for peace. Lors de la conférence organisée par Symposium, l’association étudiante, nous avons abordé le rôle de la diplomatie parallèle avec l’exemple de la libération de Nelson Mandela !

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Symposium : une association sans concession

Sur le campus parisien de l’école Centrale-Supélec, l’association Symposium s’est fixée pour objectif d’ouvrir le débat sur de grands sujets de société. Alors que la crise syrienne remet sur le devant de l’actualité le rôle de la diplomatie parallèle et à la suite de la diffusion de Plot for peace la semaine précédente, j’ai pu discuter sans concession avec les futurs ingénieurs le temps d’une rencontre.

Si j’ai accepté l’invitation de l’organisation étudiante nouvellement créée, c’est qu’elle s’est déjà distinguée par son ouverture d’esprit, ou si on préfère, son anticonformisme. Après Pascal Lamy, et avant Ségolène Royal, j’ai donc été convié à réagir sur mon thème de prédilection : les relations internationales, devant un parterre d’étudiants curieux et intéressés, qui m’ont réservé une standing ovation chaleureuse.

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La diplomatie parallèle entre tabou et efficacité

La diplomatie parallèle n’est pas une invention récente, pourtant il est souvent difficile d’aborder la face cachée du « domaine réservé du Président de la République » au-delà des petits cercles de pouvoir. Mais alors qu’elle était un recours incontournable en temps de guerre froide, le rôle d’émissaire a petit à petit évolué. Malheureusement si l’on peut dire car « le lien [entre la France et l’Afrique] a commencé à se rompre quand les dirigeants français ont privilégié les valises à l’action politique ».

Ce jour-là, en mentionnant mon livre Ni Vu Ni Connu, j’explique pourquoi Jacques Chirac a finalement décidé de m’envoyer en mission spéciale pour la libération du leader sud-africain. Opposé au Premier Ministre de l’époque, Laurent Fabius, le Maire de Paris veut faire la démonstration de ses capacités à résoudre les problèmes. Et il s’est avéré qu’effectivement, « les négociations secrètes qu’il a initiées (…) [furent] autrement plus efficaces que de faire le pied de grue devant l’ambassade d’Afrique du Sud pour le JT de 20 heures » à l’instar du jeune chef de gouvernement…

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Nelson Mandela et la transmission de la mémoire

Ce documentaire a été réalisé à l’initiative de l’African Oral History Archive, afin de préserver la mémoire de cette période tragique de l’apartheid et d’éviter que l’Histoire ne se répète. C’est avec la même ambition que j’ai tenté au cours de mon intervention de retranscrire le plus fidèlement possible, les épisodes qui ont conduit à la chute de la dictature.

Car si le « travail de mémoire » apparaît légitime et nécessaire à un philosophe comme Paul Ricœur, il faut aussi selon lui se méfier de la « captation de la parole muette des victimes »… Une question que j’aurai également bientôt l’occasion d’aborder avec les étudiants de l’Université Paris Dauphine, où je me rend pour une nouvelle conférence sur Plot For Peacele 12 mars 2015.

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